Parlons Adoption
Un blog collectif pour parler adoption : témoignages, articles et ressources...
jeudi 24 octobre 2019
On a vu pour vous 17: Bébés
lundi 14 octobre 2019
on a lu pour vous 16: Né sous X

A la fête foraine, Léo, un enfant adopté après avoir été abandonné à la naissance, dépense son dernier billet sur un coup de tête pour consulter une voyante. Celle-ci lui annonce qu'il retrouvera sa mère en suivant les traces d'un ours polaire. Troublé par cette révélation, dans le plus grand secret, Léo va tenter l'aventure, accompagné par son amie Laura. Question ô combien délicate que celle de l'adoption car tout enfant adopté finit toujours par poser la question : qui est ma vraie mère ? Voici un très joli roman plein de pudeur et de tendresse qui évoque ce thème à travers les paroles du petit Léo.
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Nala
une fois n'est pas coutume, je souhaitais vous parler d'un livre pour lequel je n'ai pas de coup de cœur. Pourtant avec un titre comme ça, difficile de passer à coté dans ma bibliothèque.
C'est un roman écrit pour les ado, donc très court, écrit en gros caractères avec pas mal d'illustrations.
Le titre ne cache rien du sujet, il s'agit d'un garçon de 10 ans né sous le secret qui souhaite retrouver trace de ses origines.
Pourtant des la page 13, ça dérape (oui oui je parle en tant que maman adoptante), "ce n'est pas ta vraie mère!" . Je me suis dit que j'allais quand même donner le bénéfice d'une maladresse mais en fait tout le livre ne parle que de vraie mère, le garçon appelle ses parents adoptifs par leurs prénoms, jamais de "maman" ou "papa", il y a dans la narration beaucoup de distances vis à vis de ses parents adoptifs comme s'il les aimait juste "bien". Alors vous me direz, peut être que c'est en fait souvent le cas du point de vue des adoptés, que je prends trop à cœur ce lexique du point de vue d'un parent adoptant, que j'attends un livre rose bonbon avec paillettes sur le sujet et que je m'éloigne du fond du sujet. Oui mais justement je trouve très important le sens des mots, pour nos enfants qui ont besoin d'être rassurés sur nos liens, qu'une maman est là pour le quotidien, le bon comme le moins bon, et que toutes les mères de naissance n'ont pas été des mamans pour nos enfants adoptés (peut importe la raison), en particulier quand l'enfant est confié des sa naissance. Que l'emploi des mots doit être pesé avec soin pour ne pas créer d'ambiguïté.
Tout comme j'en ai marre des préjugés trop simplistes d'une femme qui confie son enfant en adoption parce qu'elle est pauvre ou mineure, un certain nombre de femmes qui ont accouchés sous X ne sont pas sans le sou, ou seules après un amour shakespearien à 16 ans…. et n'abandonnent pas leur enfant par amour, ce qui laisserait à croire quand on dit à nos enfants qu'on les aime qu'on peut encore les abandonner.
alors je ne recommande pas la lecture de ce livre, et regrette que le sujet ait été traité avec tant de parti pris sociétaux sans recherche sur le sujet. j'espère qu'un nouveau livre à destination des ado sur le sujet pourrait venir combler les lacunes dans ce domaine!
lundi 7 octobre 2019
quand les papis prennent la parole
Tout paraissait beau et calme autour de moi avec mes petits-enfants: trois du côté de mon fils et de ma belle-fille et une du côté de ma fille et de mon gendre.
Puis un jour, surprise...une petite princesse à des milliers de kilomètres attend que nous allions la chercher.
Quelle aventure pour Papi de quitter son train-train de retraité et quelle joie de participer à cette rencontre !
Je ressens un supplément de bonheur à découvrir un lien nouveau entre parents et enfant, entre grands-parents et petit-enfant.
Après ce moment si émouvant, comme si tout ce chamboulement ne suffisait pas...un petit prince agrandissait encore la famille l'année suivante.
Oh, tes parents ont fait moins de kilomètres pour aller te chercher, cette fois !
Mais là encore ce fut une surprise, une découverte, une autre aventure.
Maintenant après quelques années, je me réjouis d'avoir vu cette construction familiale nouvelle naître, plus large, plus généreuse, moins conformiste,
un champ d'ouverture aux autres alors que notre monde parle d'individualisme, du culte du sol, du sang...bref un peu plus d'humanité.
Si seulement le monde de demain pouvait ressembler à cette fratrie aux visages si différents et si heureux de vivre ensemble !
Un Papi ravi
vendredi 4 octobre 2019
On a lu pour vous 15: Rubiel e(s)t moi
prix jeune mousquetaire 2019
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Nala
je ne peux que recommander, et à partir de l'adolescence
mardi 10 septembre 2019
On a lu pour vous 14: la couleur de l’adoption
La couleur de l’adoption (LCDA) est un projet de livre imprimé qui met en lumière, grâce à des portraits et des textes, 38 personnes adoptées à l’international. Le projet, une première au Québec, nous permet de nous approprier notre narration comme personnes adoptées et d’illustrer comment nous changeons le visage de l’identité québécoise.
Afin de représenter la diversité de l’adoption, La couleur de l’adoption donne la voix à des personnes adoptées de tous âges, de toutes origines, qui résident sur l’ensemble de la province québécoise et qui expriment des sentiments similaires, complémentaires ou opposés concernant l’adoption.
Car nous sommes près de 20 000 personnes adoptées à l’international au Québec
Nous provenons bien sûr de la Chine, de la Corée du Sud et de la Colombie, mais aussi du Kazakhstan, de Madagascar, de la Thaïlande et de l’Ukraine. Certaines personnes adoptées sont retournées dans leur pays d’origine et ont retrouvé leur famille biologique, alors que d’autres ne démontrent aucun intérêt pour leur histoire avant leur adoption. Certains se considèrent québécois, alors que d’autres se définissent comme citoyens du monde. Quelques-uns des adoptés ont un réseau d’amis composés d’autres adoptés alors que certains ont rencontré peu d’adoptés.
Un projet réalisé par des personnes adoptées
Depuis les dernières années, plusieurs journalistes et documentaristes abordent le sujet de l’adoption internationale, permettant de mieux connaitre la réalité des personnes adoptées. Avec La couleur de l’adoption, il s’agit d’une première fois dans la francophonie que des personnes adoptées récoltent les récits d’autres personnes adoptées.
Un projet entièrement réalisé de façon bénévole
L’équipe y investit temps, énergie et argent depuis septembre 2015. Les rencontres hebdomadaires, le site internet, les communications, les contacts avec les participants, les déplacements à travers le Québec, la recherche de financement, la pré-édition des textes, la prise des portraits, et toutes les autres étapes nécessaires pour réaliser le projet, sont actuellement réalisées de façon entièrement bénévole.
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Nala
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lundi 17 juin 2019
On a lu pour vous 13 : Je m’appelle Léon
Mitzie
J'ai beaucoup aimé également, je trouve que l'auteur a su donner un ton très crédible à la voix de ce jeune garçon. On ressent toute l'intensité de ses émotions sans que ça tombe dans le trash, ni dans le trop poétique. Les situations ne sont ni exagérées dans le côté malheur, ni dans le côté fleur bleue. Léon trouve des appuis, qui ont eux-mêmes leurs problématiques, qui sont humains, quoi. L'histoire est dure, mais se finit tout de même sur des notes positives, sans happy end non plus. La mère de naissance est comme elle est, idéalisée mais aussi faible... A lire à lire !
lundi 1 avril 2019
Prime à la parentalité adoptive

mardi 4 décembre 2018
Conseils pour ceux qui éprouvent des difficultés à aimer leur enfant adopté
Me voici en train d’écrire un article de blog sur un sujet que je n’aurais jamais pensé aborder.
Et si vous n’aimez pas votre enfant adopté ?
Evidemment, personne ne se lance dans l’adoption en pendant « je ne vais pas aimer mon enfant ». La plupart des gens aborde la démarche avec générosité, détermination et une foi inébranlable. Il n’en est pas moins vrai que de nombreux parents adoptants éprouvent des difficultés à tisser une relation et un véritable attachement avec leur enfant.
Bon, ce n’est pas grave, faites semblant jusqu’à ce que ça vienne ! Après tout vous êtes adulte ; c’est le moins que vous puissiez faire pour un enfant qui a subi des traumatismes. Faites pas votre chochotte. C’est ça être parent, on vous dit.
Eh bien en tant que mère bio et adoptive, je peux vous dire, que cela peut être très différent d’éprouver des difficultés à aimer votre enfant adopté par rapport à un enfant biologique. « C’est ça être parent » est bien la dernière chose qu’un parent adoptant en difficulté avec son enfant a besoin d’entendre. Je connais la différence et je peux vous dire que non, ce n’est pas juste « être parent ».
Nos enfants bio n’ont généralement pas subi des traumatismes depuis leur conception. Ils ne sont sans doute pas nés avec un syndrome de manque. Ils n’ont probablement pas été abusés, négligés ou abandonnés par leurs premiers donneurs de soins, ce qui peut causer un manque crucial dans le développement de leur cerveau. Quelle que soit l’histoire de votre enfant adopté, il y a 99 % de chances pour que la comparaison ne soit pas pertinente. Alors, de grâce, évitez de comparer ou de minimiser la peine d’un parent adoptant en disant « c’est ça être parent ».
OK, j’arrête la minute doléances pour en arriver à mon sujet. Je lutte depuis des années pour établir une relation avec mon m’enfant, m’attacher à lui et l’aimer réellement. Mais il y a de l’espoir et je m’accroche.
Vous voyez, moi aussi je me suis lancée dans l’adoption avec tout mon cœur. Je pensais pouvoir « y arriver ». Je jugeais les parents qui éprouvaient des difficultés en me disant en mon for intérieur « Tu es l’adulte, tu peux faire passer son traumatisme avant ta douleur ».
Puis j’ai rencontré mon enfant. Et tout en lui m’a déstabilisé et a perturbé la famille. Son traumatisme s’est traduit très concrètement par une présence hyperactive dans notre foyer réglé et paisible et. Les diners en famille, qui étaient mon moment préféré de la journée, se sont transformés en batailles affreuses. Notre consommation de vin au diner a augmenté de façon exponentielle. Mes autres enfants qui étaient mignons et câlins ont commencé à se terrer dans leurs chambres pour éviter d’affronter le chaos. Notre foi est tombée au niveau des pâquerettes.
Nous avons tout remis en question.
Mais même aux moments les plus durs, même dans la douleur, les hurlements et l’envie de tout plaquer, nous avons réalisé quelque chose de profond : nous faisions nous-mêmes l’expérience du traumatisme et nous devions nous aider nous-mêmes avant de pouvoir aider notre enfant. Nous étions épuisés, à terre, pourtant nous n’avions que ces pauvres ombres que nous étions devenus pour alimenter et petit humain fragile et insécure.
Nous avons compris que même si le monde de notre enfant était fou, nous n’avions pas à l’être. Nous pouvions tenir le cap. Oui ça demande beaucoup de force, mais nous avons vu qu’il était possible de maîtriser nos réactions et nos émotions afin d’être les piliers solides dont notre enfant avait besoin.
Aujourd’hui je peux vous le dire : c’est possible, et vous n’êtes pas seul. Vous pouvez vous attacher à votre enfant et l’aimer même si pour l’instant il vous fait tourner en bourrique.
Voici quelques trucs qui ont aidé notre famille et quelques références que je suggère à tous les parents adoptifs fatigués :
lundi 19 novembre 2018
Une adoption 19
Le 20 février 2017, nous publiions le témoignage de Hope, alors maman dans l'attente de son fils. Hope inaugurait d'ailleurs la rublique "En attente". Elle nous fait part aujourd'hui de l'arrivée tant attendue de son petit garçon...
2017
Quel pays ?
République Démocratique du Congo
Age de l'enfant à son arrivée ?
8 ans
Votre profil ? Votre projet ?
Mariés en 2002 et parents d’un enfant bio. Pour agrandir la famille, nous faisions le choix singulier d’adopter un enfant de 0 à 5 ans (né après notre aîné, bien sûr).
L'agrément, les OAA, l'apparentement ?
Le service adoption de notre département était en refonte totale. Avoir notre agrément a pris 24 longs mois… Ah ah, je l’entends encore raisonner cette histoire de « 9 mois symboliques, comme une grossesse ». Même si nos échanges avec les travailleurs sociaux se sont avérés riches et intéressants, cette étape, dans sa durée, a été digne de la gestation d’une éléphante ! Mais ce ne fut pas le pire… Sésame en poche, nous faisions le choix de ne pas choisir et partions à la fois en quête d’un enfant pupille de l’Etat et d’un enfant d’origine étrangère.
Finalement, le destin a été scellé lorsqu’un OAA a retenu notre dossier : notre cadet viendrait de République Démocratique du Congo. Quel bonheur pour moi qui avait secrètement rêvé d’un enfant à la peau brune… L’apparentement est intervenu dans les 8 mois qui ont suivi la signature de notre engagement avec l’OAA. C’était sous la forme du fameux « coup de fil magique » bien connu dans le monde de l’adoption. Cet appel téléphonique qui, en une fraction de seconde, fait de vous un parent. En trois phrases, la proposition d’apparentement était faite. C’était un garçon. Il avait 4 ans ½. En bonne santé. Un mail a suivi, avec 3 photos de l’enfant et un compte rendu médical plutôt succinct. C’est fou comme ces traits auparavant totalement inconnus sont rapidement devenus familiers… Nous n’attendions plus « un enfant », nous attendions « notre fils ». Il avait désormais un visage. Il « existait » rendant le projet plus concret et, dès lors, le rapprocher de nous est devenu notre priorité.
Quelle prise en charge de l'enfant sur place ? (accueil, prise en charge médicale, préparation à l'adoption...) ?
L’OAA nous avait laissé entendre les enfants apparentés seraient placés dans un centre spécifique, à la fois pour limiter les risques de contracter des maladies dont ils étaient exempts au moment des examens sanguins (hépatite par exemple) mais aussi pour éviter aux enfants « non adoptables » de vivre aux côtés de ceux qui avaient la chance de quitter l’orphelinat. Il n’en fut rien. Les moyens sur place étaient plus qu’insuffisants pour nourrir et soigner les enfants. Il est arrivé que des enfants (apparentés ou non) décèdent par manque de moyens pour payer l’hôpital et les soins. Bien égoïstement, je dois l’avouer, nous avions la peur au ventre au quotidien pour notre fils! Nous ne savions pas vraiment ce qui était dit aux enfants sur leur adoption prochaine. L’attente fut terriblement rallongée par des problèmes variés dont, les plus importants, que je qualifierais de « géopolitiques ». Nous n’avions aucun contact avec les éducateurs ou les enfants apparentés. C’était interdit ; aucun contact, de façon plus générale, avec le pays d’origine. L’OAA, au rythme de ses missions (2-3 par an), consentait à transmettre aux enfants une carte de leurs parents. Seulement ça. Les cadeaux prenant trop de place dans les bagages. En retour, nous recevions 2-3 photos. C’était bien peu… mais cela constituait une réelle bulle d’oxygène. On voyait notre fils souriant, le plus souvent. Il semblait se porter bien.
La rencontre ?
Il nous a fallu terriblement nous battre pour mener à bien notre projet. On a parfois cru ne jamais y parvenir… même si nous n’avons jamais baissé les bras ! Aussi, au moment de la rencontre, alors que 4 années s’étaient écoulées depuis l’apparentement, nous avions tous été éprouvés et nous nous sentions à la fois pleins d’impatience et de doutes. Cette rencontre, nous nous l’étions souvent imaginée. Il y avait ce qui était important pour nous, ce qui nous semblait important pour notre enfant. Il y avait des craintes et nous avions conscience que nos attentes et celles de notre fils étaient sans doute différentes. Nous nous préparions à nous montrer patients et compréhensifs envers lui. Finalement, nous avons été contraints de tirer un trait sur tout ce qui nous avait semblé primordial pour cette occasion, notamment parce que nous n’avons pas pu nous rendre dans le pays d’origine de notre fils. Jusqu’à la dernière minute, nous avons craint qu’il puisse ne pas arriver… Mais lorsqu’il est enfin apparu devant nous, dans ce grand hall d’aéroport froid, bruyant et impersonnel, toutes nos craintes se sont envolées. Il était là, il était magnifique et si je ne l’ai pas serré fort dans mes bras pour ne pas l’effrayer, j’ai pris sa main dans la mienne et je ne l’ai plus lâchée.
Les débuts ? La vie de famille ? Les difficultés ?
Les premiers jours, notre fils a mis une grande volonté à épouser le moule de ce qu’il pensait être l’enfant attendu. Avait-il envie d’être aimé ? Peur d’être rejeté ? Certainement ! C’était un peu comme une lune de miel, c’était doux et chacun montrait le meilleur de lui-même. Les difficultés sont arrivées rapidement, intensément et bien éloignées de ce à quoi nous avions pu nous préparer. Les premiers écarts entre ses attentes et la réalité ont fait exploser cette coquille d’enfant modèle, silencieux et discipliné. Son premier réflexe a été la fuite et le rejet. Lui, il n’avait pas demandé ça ! Je le savais beau, intelligent, drôle, … j’ai aussi appris qu’il pouvait courir vite ! Par la suite, ça a été l’escalade dans la violence. Des mots qui blessent, jusqu’aux promesses d’une vie d’enfer et aux menaces de mort sans oublier les affrontements physiques, lorsque dans une grande fureur il perdait le contrôle de lui-même et se voulait du mal autant qu’à nous. Les jours se suivaient avec un lien fort qui se tissait, des moments pleins de tendresse et d’amour partagé et tout à coup, des crises incontrôlables quelque soit l’heure du jour ou de la nuit. Cela générait un véritable ascenseur émotionnel, cette époque a été un tsunami dans nos vies. La puberté s’est invitée au bal et sans doute qu’elle n’a pas aidé, durant cette période de trouble. Toute cette procédure d’adoption et ces « aléas » nous avaient fait perdre un temps précieux. Je ressentais un profond sentiment d’injustice. Ce temps perdu, je n’en disposerai jamais pour créer du lien avec lui, pour panser ses plaies, pour lui éviter l’accumulation de situations difficiles qui l’auront marqué à vie. Et, à présent, il est urgent de devenir un référent, un guide pour l’aider à pousser droit. Urgent de fabriquer une famille, un repère solide pour qu’il devienne un homme heureux. Le défi est incroyablement grand… Mais le défi est incroyablement beau ! Ensemble, nous avons appris à gérer les crises et nous nous sommes apprivoisés. A chaque occasion, nous avons rappelé à notre fils la raison pour laquelle il était à nos côtés, nous l’avons rassuré sur notre amour inconditionnel. C’est une belle personne et nous le lui avons démontré. Aujourd’hui, notre garçon est épanoui. La vie n’est certes pas un long fleuve tranquille mais j’ai confiance en lui et en l’avenir. Il est important de savoir que l’adoption ne se résume pas à ce que nous montrent les films. Une fois l’enfant arrivé, l’histoire ne fait que commencer et c’est ensemble qu’elle doit s’écrire, avec les forces et les faiblesses de chacun. A plusieurs mains, l’écriture est plus riche !
Un souvenir marquant ?
Tellement de souvenirs marquants… Il a éclairé nos vies de sa présence. Le premier fut la rencontre de nos deux enfants, quand sa sœur est venue nous accueillir à la gare. Le visage de notre fils s’est détendu lorsqu’il a vu sa sœur. Ils étaient tous deux un peu intimidés mais notre aînée était fière et heureuse. Ils se sont donné la main, et ont marché ensemble jusqu’à la voiture. Aujourd’hui, ils se détestent autant qu’ils s’aiment. Il n’y a aucun doute, ils sont bien frère et sœur !!!!"