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jeudi 8 novembre 2018

une attente 4


Dans cette rubrique, nous vous proposons de retrouver régulièrement le témoignage d'une maman ou d'un papa encore dans l'attente de son(ses) enfant(s)... 


Votre profil ? 

Nous sommes âgés de 39 ans tous les deux, en couple hétérosexuel depuis 10 ans, et mariés depuis juin 2016. Nous n'avons pas encore d'enfant, mais sommes en pleine grossesse adoptive ;-).

Nous avons souhaité fonder une famille dès 2010. Je suis d'ailleurs tombée enceinte très vite, grossesse qui s'est terminée 3 mois plus tard... Je ne savais pas alors que ce serait mon unique grossesse biologique!

Et puis... les mois passent, sans que rien ne se passe. Ensuite, il y a eu la PMA, pendant plusieurs années... et puis un jour, nous avons dit stop à ces démarches médicales intrusives et à ce qu'engendraient les traitements pour ma santé.

Depuis quand avez vous le projet d'adopter ? quel a été votre cheminement vers l'adoption ?

Le jour même où nous avons pris la décision d'arrêter la PMA, nous avons étudié les voies qui s'offraient à nous. La parentalité fait partie de nos projets de vie, il était hors de question d'y renoncer.

Une fois passé le cap du deuil de la grossesse biologique, l'adoption a été très vite une évidence pour nous!

Nous avons tous deux des compositions familiales atypiques qui nous ont très tôt confrontés aux questions de ce qui fait une famille, un parent, et de la place ou pas de la transmission génétique dans tout ça (j'ai une sœur issue de PMA avec don avec qui je n'ai aucun gène en commun, le frère de mon mari a été élevé par un père "adoptif", qui n'était pas son géniteur... pour ne parler que d'eux !)


Votre projet ?

Nous avons un agrément pour un enfant de moins de 4 ans, de sexe indifférent, toute ethnie, et pouvant présenter des particularités légères et /ou curables.

Pour l'âge, nous avons observé les enfants de notre entourage, avec comme question : pourrions nous nous sentir parents d'un enfant de tel âge?

Concernant les particularités, nous avons rencontré un pédiatre spécialisé, de la COCA, qui nous a expliqué une masse de pathologies, leur prise en charge, leurs séquelles... une fois munis de ces infos, nous avons réfléchi chacun de notre côté, nous étant mis d'accord : pour nous, il fallait que les deux puissent se sentir parents de notre enfant, et donc si l'un s'opposait à une pathologie, il n'y avait pas de discussion. Bon, j'avoue, ça ne nous a pas empêchés de tenter d'argumenter ;-). Mais au final, nous sommes tous les deux pleinement d'accord avec les limites de notre projet.

Quelles démarches post-agrément ?

Nous avons obtenu l'agrément en septembre 2017.


Le Conseil Départemental nous avait bien dit que nous avions le profil idéal pour un nourrisson pupille de l'état, nous avons donc fait le choix d'attendre un an ou deux, pour voir si cela pouvait aboutir... et puis, les coûts d'une procédure à l'international nous faisaient peur, nous avions encore besoin d'évoluer sur cet aspect.

Et puis nous avons rencontré des parents, qui avaient adopté un an auparavant en Thaïlande. En entendant leur parcours, nous avons pris conscience de la difficulté d'être acceptés par un OAA, et du délai possible avant de voir s'entrouvrir une porte...

Fin novembre 2017, nous avons envoyé des courriers aux OAA agréés de notre département, presque tous, ayant écarté uniquement ceux qui ne travaillaient que dans les pays où les enfants adoptables étaient grands.

4 jours plus tard, à notre immense surprise, nous recevions un courrier d'amorce de rencontre avec un OAA - d'ailleurs nous n'avions pas compris, et nous avons fait la gueule tout le week-end, croyant qu'il s'agissait d'une arnaque, puisqu'ils ont eu la bonne idée de joindre l'échéancier des frais à cette première réponse!

Au final, 4 OAA nous ont répondu qu'ils souhaitaient nous rencontrer. Nous en avons écarté 2, qui travaillaient avec le même pays, car nous n'étions pas à l'aise avec les procédures d'adoption là-bas, notamment les délais entre l'apparentement, la rencontre et le retour à la maison.

On a tout misé sur le Vietnam! Les 2 OAA rencontrés nous ont donné leur réponse définitive la même semaine, après diverses étapes de rencontres. Nous avons eu le luxe de choisir par affinités :-)

Aujourd'hui, nous avons l'agrément depuis 14 mois, et un dossier au Vietnam depuis 6 mois. Nous sommes en attente du coup de fil de la rue d'à côté, ou du pays là-bas, qui fera de nous des parents.

Comment occupez-vous et gérez-vous l'attente ? 

Nous essayons de nous rappeler qu'il y a autre chose à vivre, et notamment nos derniers mois en tant que couple sans enfant... mais on y pense tout le temps. Notre enfant n'est pas là, mais il est déjà beaucoup dans nos têtes, et il se fraie un chemin dans nos cœurs...


Je suis en pleine grossesse, mais je ne peux pas sentir bouger mon petit, et j'attends l'échographie :-). Alors je guette des signes, qui me font dire que notre petit me fait coucou! Mon signe le plus absurde c'est d'avoir trouvé le Vietnam sur une bouteille de bière ;-)

J'ai l'impression, au fil des mois, que l'attente se fait plus physique, je sens un vide qui a besoin de se remplir par de la nourriture adoptive.

Alors nous assistons aux réunions EFA, notre OAA nous propose pas mal de formations (déjà 3 entre mars et novembre).
Et puis nous regardons des films, lisons des livres, rencontrons des gens en vrai ou virtuellement... Et nous témoignons!

Quel est votre vécu, vis à vis de vos proches, de cette attente ?

Nos proches sont tous très impatients, nous en profitons pour les préparer aux spécificités adoptives, notamment dans les premiers contacts. Pour l'instant ils sont à fond dans la compréhension, mais je parie qu'ils vont jeter leurs bonnes résolutions aux orties dès que notre enfant pointera le bout de son nez, et que nous devrons les éloigner avec des fourches et des piques! Même nos neveux et nièces nous demandent des nouvelles "du cousin".


crédit photo Cœur adoption


vendredi 3 août 2018

On a lu pour vous 11 : la normalité adoptive de Johanne Lemieux Tome 1






Vous songez à adopter, vous êtes sur le point d'accueillir un enfant par adoption ou vous êtes déjà parent adoptant ? Ce livre vous apportera des réponses et surtout des solutions concrètes pour exercer ce rôle de parent, à la fois semblable et différent de la parentalité biologique. Fondée sur des connaissances scientifiques solides, une longue expérience professionnelle et sur le vécu de milliers de familles adoptives, l'auteure vous offre l'essentiel de son approche éducative et psychosociale : l'adopte-parentalité. L'Adopteparentalité est désormais une collection où l'enfant adopté est au coeur des préoccupations et le parent au coeur des solutions. Dans ce premier ouvrage, vous recevrez les 12 clés essentielles pour vous aider, vous et l'enfant, à connaître, à comprendre et à célébrer sa normalité adoptive.

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Nala



LE livre que tout le monde vous conseillera d’avoir sur votre table de nuit dès le début de votre chemin en adoptie !
Mme Lemieux est une des personnalités francophones que l’on cite mais aussi qui donne des conférences et des formations sur l’adoption.
Son paradigme est de dire que les enfants adoptés, sont à la fois des enfants « modèle de base » comme les autres mais avec des options en plus, options diverses. Le propos est donc de démocratiser ce que l’on peut considérer comme « normal » pour un enfant adopté, et explique ce qu’est l’attachement.
Il faut reconnaitre que l’ouvrage est accessible, et que les fiches récapitulatives en fin de chapitres pour aider les futurs papas et les papas à se motiver à lire le bouquin « mais que Chéri il faut ABSOLUMENT que tu lises, hein doudou ? tu promets ?! ». De même qu’on y trouve la fameuse « lettre aux grands parents » pour expliquer entre autre combien le cocon nucléaire est nécessaire les premiers temps pour créer le lien d’attachement. Pleins d’allégories pour mieux faire passer des messages importants pour celles et ceux qui l’auront aussi entendu en conférence on les redit avec l’accent québécois qui chante !
J’avoue qu’au départ, avant d’être maman par adoption, vu que tout le monde en parlait je me suis dit « bon ok, je m’y colle ». Ça permet d’avoir des bases de réflexion solide pour la démarche d’agrément.  Mais surtout une fois mes enfants arrivés, j’y retourne,  et je relis les chapitres en rapport avec mes difficultés du moment. Ce n’est plus une projection théorique c’est un couteau suisse qu’on peut retrouver facilement.
Du coup, Johanne si vous me lisez par hasard, sachez que votre livre n’a pas quitté ma table de nuit depuis maintenant 2013 ! Rassurez vous point de poussière, il a des cornes à ces coins parce qu’il a vécu quelques balades, notamment un voyage jusqu’en Chine, comme un doudou pour me rassurer dans mes premiers pas de maman adoptante. Bien sur il ne s’ennuie pas, il loge tout à coté de son petit frère le tome 2…. Que je vous recommande aussi ;)

lundi 2 octobre 2017

Deux attentes


La première attente pour la première adoption, elle est venue comme un immense espoir après les terribles attentes de l'infertilité. L'attente de tous les mois à serrer les fesses, l'attente dans le couloir de l’hôpital, l'attente avec les pieds dans les étriers.

Du coup, au début, on la trouve super sympa, cette nouvelle attente. Un monde s'ouvre à nous : tant à lire, tant à découvrir, tous ces gens à rencontrer, toutes ces discussions à avoir ! Et puis on est en 2008-2009, l'adoption internationale est en perte de vitesse mais il y a des procédures qui vont relativement vite encore. On sait, on sent, que si on est motivés, on va y arriver. De toute façon, on est totalement incapables de s'imaginer sans enfants, alors faut que ça marche, non ?

De fait, on trouve le chemin rapidement. Trois mois après l'agrément, un organisme nous dit oui, nous allons vous confier un enfant. On entre dans le concret : un pays, une procédure, des délais, on commence à voir où on va. Alors on attend dans la joie. On tricote des trucs, on ouvre un blog et on achète des clipos dans les vide-greniers. Tout est fun, c'est l'aventure. Il faut faire légaliser, surlégaliser, tamponner, c'est trop cool ce papier qui s'amoncelle, on va quelque part, on y croit boudiou !

Lorsqu'on reçoit le coup de fil magique, et très vite le dossier et la photo, ça devient à la fois plus passionnant et plus angoissant. On peut se poser trois mille nouvelles questions, projeter à fond et flipper un peu. On commence à acheter des habits, des objets du quotidien. On repeint les murs, on choisit le tapis, on fait la place, et on compte les jours sur le calendrier...

Et puis un jour l'organisme appelle pour dire que la procédure est bloquée. Qu'une personne qui est contre l'adoption internationale fait un barrage administratif dont on ne comprend pas bien les tenants et les aboutissants. Qu'ils font tout ce qu'ils peuvent et qu'on ne faut pas leur mettre des bâtons dans les roues par des protestations. Qu'il est inutile d'appeler, ils nous appellerons à la minute où ils ont du nouveau. Et là on réalise qu'on est toujours aussi impuissant devant des enjeux politiques qui nous dépassent. Et l'attente devient torture... plus de délai, plus même de certitude. Les habits deviennent trop petits, le nouveau tapis prend la poussière et on ne vit plus... jusqu'à la levée du blocage.

Cette attente (ou plutôt série d'attentes) a bien fini, mais elle nous a marqués. On réfléchit bien avant de se relancer, et quand on est surs de nous, on y va, en se disant bien que cette fois, on ne se laissera pas bouffer par l'attente, on se protègera et on protègera notre grand.

La deuxième attente est plus sournoise. On est déjà parent, ça nous prend moins aux tripes. Bien sûr, on aimerait très fort agrandir la famille, mais on sent qu'on est déjà une famille et on peut se projeter tous les trois. On est bien entendu très occupés avec le grand qui prend sa place et plus encore. On court de sport en musique en réunion de parents d'élèves, on achète des casseroles plus grandes et tous les habits commencent à prendre de la place dans le sous-sol.

On est en 2014, et les statistiques de l'adoption internationale commencent à approcher de très près les pâquerettes. En plus avec quelques années de plus et un enfant, on est de moins en moins prioritaires. On attend assez paisiblement, au refrain de "que sera sera".

On a déjà l'expérience. Il y a toujours des choses à préparer mais on a moins à découvrir. On a déjà lu tout Chicoine, tout Lemieux. On est devenu pro des papiers. On connaît l'employée de mairie qu'est pas godiche, les onglets du trieur sont déjà marqués, on numérise tout, on affranchit en ligne. Le grand dit qu'il voudrait bien des tas de frères et de sœurs, nous on dit que deux enfants ce sera déjà bien. Mais aucun chemin ne s'ouvre à nous.

Et un beau jour de 2016, on gagne au loto. Oui, ça fait bizarre, hein, mais c'est vraiment ça : on est tirés au sort par l'AFA. Deux ans et demi après le début, on retrouve un chemin, et un qui nous parle beaucoup. On entre à nouveau dans l'attente pleine d'espoirs, mais échaudés par les mésaventures -- les nôtres et celles d'autres. On attend sans y penser tous les jours mais notre cœur bondit dès qu'on entend parler du pays aux informations.

On attend sans attendre, on se prépare sans y croire tout à fait. Le grand dit que finalement il est OK pour un frère, mais une sœur hors de question, il ne jouera pas aux petits poneys. Le temps passe vite et on se refuse à mettre des échéances, mais quand même, plus de la moitié de notre agrément est déjà écoulée.

On attend et on sait que le jour où on recevra ce coup de fil -- s'il finit vraiment par arriver -- on s'engagera pour l'autre attente, celle avec la photo. Celle qui est tellement angoissante, celle où l'enfant grandit sur les photos, où on lira dans ses yeux qu'il ne comprend pas, qu'il n'y croit pas vraiment, et où on ne pourra rien faire pour lui, sinon repeindre sans chambre et choisir le tapis. Du coup on oscille : on veut que cette attente prenne fin, mais surtout la suivante ! Mais on ne veut pas non plus que le grand grandisse trop vite, quoi, le collège l'an prochain, déjà ?

Un jour on a mal au dos, au cou. On ne peut plus se tourner pour regarder la pendule devant la table du petit déjeuner. Ou on ne veut plus ? Le kiné dit : vous n'auriez pas des blocages en ce moment dans votre vie... ?

Alors on se lance dans la méditation on reprend le taïchi et... on va témoigner !

Mitzie

lundi 6 mars 2017

Une attente 2

Dans cette rubrique, nous vous proposons de retrouver régulièrement le témoignage d'une maman ou d'un papa encore dans l'attente de son(ses) enfant(s)...

Votre profil ? (âge / couple ou célibataire / déjà des enfants ou non)
 
Nous sommes en couple depuis 2006, marié depuis 2 ans, J'ai aujourd'hui 28 ans, Monsieur 38 ans. Nous sommes considérés sans enfant. "Nous" avons été enceinte d'un petit garçon, décédé à 6mois de grossesse.


Depuis quand avez vous le projet d'adopter ? Quel a été votre cheminement vers l'adoption ?
Il y a 8 ans nous avons décidé de fonder une famille, 18 mois plus tard, fin 2010, nous apprenions la stérilité de mon mari. Peu de temps avant les examens, il m'avait dit préférer l'adoption s'il se révélait stérile, moi je n'y avais pas réfléchi : "chaque chose en son temps, peut être qu'il n'y a aucun souci... et puis ça veut dire que je ne serai jamais enceinte". C'était alors plus une constatation qu'un regret.

Cette discussion m'avait poussé à y réfléchir et à me renseigner, j'ai écumé les sites internet, blogs, forums, et finalement quand le résultat est arrivé, moi j'étais prête à me lancer... mais lui avait fait le chemin inverse : "je veux te voir enceinte". Ajouté à cela les médecins qui vous donnent facilement espoir : "c'est un cas facile, vous êtes jeunes, ça va marcher", l'idée de l'adoption n'avait pas complètement disparue mais était rangée dans un coin de nos têtes. Nous en discutions régulièrement, avions acheté un livre, je continuais à me renseigner et à faire des "comptes-rendus" à l'homme, mais nous ne nous sentions pas prêts à nous lancer pour de bon, toujours dans l'espoir que la prochaine tentative serait la bonne.

Notre parcours n'a pas été aussi simple que ce que les médecins avaient promis, nous avons enchaîné pas mal de tentatives mais en 2013 je tombe enceinte. Malheureusement lors des échographies notre bébé présente  un retard de croissance et plusieurs signes inquiétants, au niveau des mains, du visage, mais surtout du cerveau... les médecins mettent du temps à poser un diagnostic exact mais il s'avère que le handicap dont souffre notre petit garçon est vraiment très lourd. Nous subissons une IMG.

Nous avons repris la PMA après, mais nous arrivions vraiment à saturation. La question de l'adoption s'est sérieusement reposée. Je pense que le fait d'avoir vécu une grossesse m'a beaucoup aidé à franchir le pas : mon fils m'avait permis d'être enceinte, je ne ressentais pas forcément le besoin de revivre ça, cependant j'ai mis quelques mois à me sentir prête, non pas à adopter, mais à passer l'agrément : trop peur que les travailleurs sociaux nous "maltraitent", d'autant plus par rapport à notre histoire difficile. Et puis n'ayant jamais perdu de vue la situation de l'adoption au cours des dernières années, je savais que ça devenait très compliqué...

Le déclic a eu lieu juste après notre mariage en mai 2015. Nous avons envoyé le premier courrier au conseil départemental en juillet, avons été convoqué à la première réunion en septembre, renvoyé le dossier de "demande officielle" dans la foulée... puis tout s'est très vite enchaîné : tout nos entretiens se sont déroulés sur le dernier trimestre de 2015.
Contrairement à ce que j'avais craint, ça s'est extrêmement bien passé. Psychologue comme assistantes sociales nous ont mis en confiance, nous avons pu nous raconter ouvertement. Il n'était nullement question de jugement, juste de nous connaître. Le rapport de la psychologue nous a d'ailleurs beaucoup ému tant elle nous avait parfaitement cernés ! Celui des assistantes sociales est plus basique mais très positif également, il est surtout question de décrire notre situation et notre mode de vie, ainsi que notre projet.


Votre projet ? (notice d'agrément / dossier international ou national).
Comment l'avez-vous construit ? 
Nous avons obtenu notre agrément pour "un enfant le plus jeune possible, toutes origines" en février 2016.

Nous avons été un peu déstabilisé par cette notice d'agrément, en effet lors de nos entretiens nous avions bien précisé que nous souhaitions adopter un ou deux enfants jusqu'à 5 ans (4 ans révolus).
Nous avons contacté le service adoption pour comprendre, la secrétaire, puis l'assistante sociale responsable nous ont expliqué que c'était parce qu'ils nous avaient jugés "candidats idéaux pour un bébé pupille".
A priori c'est une situation fréquente, nous avons rencontrés d'autres couples dans ce cas là.

Sur le coup ça nous a mis un peu en colère : pourquoi ne pas avoir approfondi le sujet dès le départ avec nous ? Nous aurions été tout à fait ouverts à des rendez-vous supplémentaires ! Notre agrément express nous aura fait gagner du temps, mais finalement nous n'aurions pas été contre quelque chose de plus poussé.
En colère également parce qu' "on" semblait vouloir décider à notre place de la suite à donner à notre démarche alors que, si nous nous sommes effectivement inscrits sur la liste d'attente pour un pupille, le temps d'attente promis (7ans actuellement dans notre département mais combien dans quelques années avec tous ces couples qui resteront sur liste d'attente faute de pouvoir adopter à l'international ?) et l'âge maximum pour pouvoir prétendre à l'adoption d'un bébé pupille (45 ans) nous poussent à ouvrir d'autres portes, et ça nous l'avions bien précisé aussi.

La colère est vite retombée, finalement chaque petit bâton dans les roues permet de se remettre en question, de réfléchir encore, d'évoluer... J'imagine que c'est aussi le but visé.
Après réflexion, pour ma part, j'ai accepté qu'on nous "limite" à un seul enfant (mon homme parle encore parfois d'une fratrie), l'agrément est justement arrivé au moment où je me disais que deux enfants d'un coup seraient peut être un trop gros défi pour nous.
Par contre nous avons réellement construit notre projet sur "jusqu'à 5 ans" et "argumenté" en ce sens. Il y a beaucoup d'enfants dans notre entourage, et je travaille moi même dans la petite enfance, ainsi nous savons ce qu'est un enfant de 1, 3 ou 5 ans, nous ne désirons pas absolument un nourrisson et nous nous projetons tout à fait avec un enfant qui marche et parle déjà, nous sommes conscients de ce que cela implique en adoption (vécu de l'enfant...) etc. Enfin notre limite a été posée à 4 ans révolu parce qu'il nous semble important de pouvoir prendre le temps d'accueillir notre enfant sans avoir de "pression scolaire" à gérer dans l'immédiat. Néanmoins, après avoir sollicité plusieurs avis, nous avons décidé de ne pas non plus toucher à notre notice concernant l'âge, "le plus jeune possible" étant relativement flou et non restrictif. 

Dans nos rapports était également spécifié que nous étions ouverts à l'adoption d'un enfant présentant une particularité légère. Nous en discutions beaucoup, avions jeté un oeil à la liste des particularités de la Bulgarie sur le site de l'AFA, tenté de remplir ça chacun de notre côté et de voir ce que nous avions en commun... difficile, ou plutôt impossible, sans avis médical.
D'autant plus que sur ce point nos avis divergeaient beaucoup. Notre vécu n'y est sans doute pas pour rien et rend le sujet parfois sensible : pour moi, telle ou telle chose n'est finalement pas si grave au regard de ce qu'avait notre petit garçon (à l'époque où nous ne savions pas ce qu'il avait mais que nous espérions que ça ne soit "pas trop grave", je m'étais réellement préparée à toute sorte de pathologies et donc finalement ma réflexion sur les particularités avait déjà été menée assez loin), mais pour mon mari "maladie" rimait avec "mort", lors d'une de nos discussions il avait craqué en me disant "je ne veux pas qu'il meurt lui aussi" (alors que nous ne parlions évidemment pas de maladies mortelles).
Bref, au moment de l'agrément, nous savions qu'il allait falloir continuer à y réfléchir, nous accorder sans aller au delà des limites de l'un ou de l'autre, mais nous avions décidé de laisser ça se "décanter" dans l'esprit de chacun et d'attendre le retour des OAA avant de reprendre.


Quelles démarches post-agrément ? Avez-vous des pistes ? - Comment occupez-vous et gérez-vous l'attente ? (rien / Internet / réunion EFA / groupes de paroles / lectures / film) 
Nous avions déjà commencé à lister les pays dans lesquels nous pouvions adopter en fonction des critères demandés par les pays d'origine mais aussi en fonction du profil des enfants proposés à l'adoption.
Du côté de l'AFA il s'est avéré que la quasi-totalité des pays dans lesquels nous pouvions candidater fonctionnent par appel à dossiers et non par liste d'attente (pour les autres il y avait des "bémols" donc nous n'avons pas cherché plus loin). Nous avons répondu à certains appels à dossiers sans jamais faire partie des candidats retenus.
Côté OAA nous avons listés ceux auxquels nous pouvions nous adresser et en mars/avril nous avons donc fait partir 12 courriers, en plusieurs vagues. Tous nous ont répondu : 11 "non"... et 1 "peut être" !
Après plusieurs entretiens nous avons eu la chance d'être retenu par cet OAA, pour deux pays ! La fin 2016 a été consacrée au montage de nos dossiers, l'un est d'ors et déjà enregistré dans un premier pays, l'autre part d'ici 2-3 semaines dans le second. Les délais d'attente annoncés restent longs, mais quelle chance nous avons !

A cette occasion nous avons donc du affiner nos ouvertures concernant les besoins spécifiques, cette fois nous avons pris l'avis de plusieurs médecins (dont un dans une consultation adoption, un de l'OAA et notre médecin traitant) et nous avons réussi à y voir plus clair et à nous accorder.


Depuis le début de nos démarches nous nous sommes rapproché de l'antenne EFA de notre département, nous participons aux rencontres, aux réunions témoignages, aux débats, aux journées diverses... Mon mari s'est même investi auprès de l'association de part son expérience professionnelle utile pour une de leurs activités.
Toutes ces rencontres et ces discussions nous permettent de réfléchir, de nous préparer... et de discuter avec des personnes qui vivent la même chose que nous. Nous nous sommes même fait de bons amis que nous voyons en dehors des réunions !
Nous participons aussi aux journées organisées par notre OAA. Nous lisons beaucoup également, nous nous tenons au courant sur internet, avons regardé quelques films et documentaires... cette première année d'agrément est passée très vite et nous appréhendons le "vide" (pas si vide que ça au vu du programme décrit ci dessus) des mois et années à venir maintenant que nos dossiers sont partis ou presque.
Nous envisageons d'envoyer notre candidature à d'autres départements même si nous savons que les chances d'être retenus sont infimes.

Nos proches sont au courant de notre démarche, nous avons toujours parlé ouvertement de notre parcours. Tous nous soutiennent de bon coeur même si nous les sentons parfois désemparés face à la difficulté et à la longueur de ce parcours. Il y a parfois quelques maladresses, nous essayons de faire de la pédagogie, partageons certaines de nos lectures...

lundi 20 février 2017

Une attente 1



Dans cette rubrique, nous vous proposons de retrouver régulièrement le témoignage d'une maman ou d'un papa encore dans l'attente de son(ses) enfant(s)...

Votre profil ? (âge / couple ou célibataire / déjà des enfants ou non)

Nous sommes un couple marié qui avons, respectivement, 35 et 43 ans.
Nous sommes les parents biologiques d’une grande fille de 10 ans ½.

En ce qui concerne notre cadet - que nous attendons toujours -, les démarches d’adoption ont débuté il y a 7 ans déjà…

Depuis quand avez vous le projet d'adopter ?

Quand notre fille a eu 2 ans ½ environ, l’envie d’avoir un nouvel enfant est arrivée sans prévenir.
Cependant, alors que l’on aurait tout à fait pu envisager une seconde grossesse, c’est l’adoption qui s’est imposée à moi. Un sentiment qui venait de loin, quelque chose qui, semble-t-il, avait toujours été là, me disait que cet enfant, je n’avais pas essentiellement besoin de le porter.

J’ignorais comment aborder ce sujet avec mon époux car je craignais un refus de sa part.
Alors, j’ai laissé passer quelques semaines avant de me jeter à l’eau.

Évidemment, comme nous n’avions jamais été sensibilisés à l’adoption, que nous ne connaissions personne dans notre entourage proche qui soit concerné, il a été quelque peu surpris par l’idée.
Pour autant, sans l’accepter spontanément, il ne l’a pas écartée et m’a demandé de lui laisser le temps de la réflexion.

Quel a été votre cheminement vers l'adoption ?

Alors que je m’inscrivais sur de nombreux forums de discussions et que je commençais à étudier concrètement les différentes démarches, mon mari a fait un travail davantage « intérieur ».
Après s’être questionné sur la parentalité, c’est avec intérêt qu’il s’est renseigné sur l’adoption.
Et… après quelques mois, il a accepté que notre second enfant se fasse une place dans nos cœurs, sans passer par mon ventre.

C’est en janvier 2010 que nous avons été conviés à la réunion d’information du Conseil Général de notre département et que nous avons déposé notre dossier de demande d’agrément.
 

Votre projet ? (notice d'agrément / dossier international ou national).
Comment l'avez-vous construit ?

A partir de là, le mot « ATTENTE » a pris tout son sens… et nous n’étions pourtant qu’au commencement ! Il aura fallu une année entière avant que nous rencontrions les travailleurs sociaux qui allaient nous accompagner dans la construction mentale de notre enfant. A l’issue de rendez-vous avec ces professionnels - tantôt individuels, tantôt en couple ou encore avec notre fille – notre projet d’adoption prenait la forme d’un enfant de 0 à 5 ans sans particularités.

Encore une année s’est écoulée et « ATTENTE » et « PATIENCE » n’ont pas toujours fait bon ménage, mais… Février 2012, notre agrément en poche, nous nous lancions dans la grande aventure !
 

Quelles démarches post-agrément ? Avez-vous des pistes ? - Comment occupez-vous et gérez-vous l'attente ? (rien / Internet / réunion EFA / groupes de paroles / lectures / film)

L’important était de concilier notre désir d’agrandir la famille avec le besoin d’un enfant d’en avoir une. Aussi, le sexe et l’origine de l’enfant n’étaient pas déterminants. C’est pourquoi nous avons à la fois fait une demande pour l’adoption d’un enfant pupille (adoption nationale) et des courriers aux organismes agréés pour nous orienter vers l’adoption internationale.
Je me suis mise à constituer une bibliothèque conséquente sur le thème de l’adoption et à dévorer les ouvrages.
Nous nous sommes confrontés au douloureux film « Holy Lola » et… bien sûr, alors que mon mari avait déjà pris conscience du chemin chaotique que nous allions emprunter, de mon côté j’étais complètement dans l’illusion d’une aventure parfaite et idyllique au-dessus des nuages, au milieu des Bisounours.
Si nous avons été rapidement sélectionnés par un Organisme Agréé pour l’adoption d’un enfant en République Démocratique du Congo, et que, dans un laps de temps raisonnable, nous avons eu l’immense bonheur de nous voir apparentés à un magnifique petit garçon de 4 ans ½… les semaines, mois et années qui ont suivi ont eu raison des Bisounours et des nuages !

Au fil du temps, l’« ATTENTE » et l’« IMPUISSANCE » nous collaient au corps.
J’ai quitté les forums, doucement cessé de lire sur l’adoption.
Ce qui nous hantait, c’était que nous aimions déjà ce petit garçon qui grandissait loin de nous et surtout que nous lui avions fait miroiter une vie de famille et qu’il nous était impossible de ne pas respecter l’engagement que nous avions pris envers lui.
Le trahir, alors que des adultes avaient déjà rendu compliqué son début de vie, nous était tout simplement inacceptable.

Notre engagement envers lui, notre devoir de parents, nous a contraints à tenir le coup :
Quand son pays d’origine a cessé d’autoriser les sorties du territoire pendant 24 mois,
Quand nous avons appris que l’avocat en charge de notre dossier en avait profité pour partir sur la pointe des pieds,
Quand après une course terrible contre la montre, c’était dans un improbable rebondissement, que notre propre pays refusait de le laisser entrer.
 

Quel est votre vécu, vis à vis de vos proches, de cette attente ? (vous êtes accompagnés / vous n'en parlez pas / vous avez choisi quelques personnes pour en parler)

Entre l’apparentement à notre fils et aujourd’hui, où on croit entrevoir le bout du tunnel, il s’est passé 4 années. J’ai souvent décrit nos ressentis respectifs comme des montagnes russes. Si parfois on osait se laisser aller à l’espoir que tout irait bien, d’autres fois en revanche il était bien difficile de mettre un pied devant l’autre. Je crois, si je n’ai pas sauté à pieds joints dedans, avoir frôlé la dépression.

Notre couple, par chance, a été fort et solide et nous a permis de tenir la barre quand tour à tour, l’un ou l’autre d’entre nous se décourageait.

Quant à la famille, ils n’ont jamais cessé d’être là mais il est difficile de partager notre ressenti profond. D’ailleurs, la position des proches, dans cette aventure, n’est sans doute pas la plus confortable. Faut-il se montrer rassurant ? Faut-il poser des questions au risque « d’enfoncer le couteau dans la plaie » ? Faut-il ne pas poser de questions au risque que les parents croient que l’on ne pense pas à tout ce qu’ils traversent ?

Je n’aurais jamais imaginé que la route vers notre fils puisse être aussi parsemée d’embuches.
Pour autant, la perspective de le serrer dans mes bras m’en ferait presque déjà oublier ces moments difficiles.

La joie de notre fille à la veille de l’arrivée de son frère, elle pourtant si pudique et discrète, les larmes émues de mes collègues de travail, l’impatience de nos mères sont autant d’indicateurs que tout le monde a pris part à cette attente, et ce, qu’on ait choisi d’exprimer ou de taire ce qui nous habitait.

Nous n’avons jamais cessé de l’attendre, mais plus encore aujourd’hui, il nous tarde vraiment qu’il arrive !!


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Hope

samedi 9 juillet 2016

Une adoption 6



A&A, française et italien vivant à Barcelone. L'Espagne étant signataire de la Haye, nous avons commencé notre démarche adoptive en Catalogne en novembre 2013. Après 10 mois, nous avons pu décrocher l'agrément pour 1 enfant de 0-3 ans sans N.E.

En Espagne, nous ne postulons pas aux OAA. Si notre profil (âge, mariage, etc) et les caractéristiques de l'enfant correspondent aux critères du pays choisi, nous sommes accepter d'office (selon OAA avec liste d'attente pré-envoie du dossier ou pas).

Par un mélange de coup de cœur, hasard, chance ..nous nous sommes rapidement décidés pour la Pologne.

Principaux critères: âge (40 ans maximum entre l'enfant et le parent plus âgé, jusqu'à 45 en NE), tranche 0-3 ans accepté (et assignations d'enfants de cet âge arrivées régulièrement), bonne santé des parents, préférence pour les couples mariés catholiques. 

Nous avons donc "signé" avec l'agence en Août 2014, et nous sommes en attente d'assignation. À ce moment, l'attente estimée étaient de 18 mois pour la fin du processus.

L'attente... Chacun la vit différemment et par étape. La première année j'étais assez légère.. J'ai pressé les amis et la famille pour recueillir les participations au BJB de notre enfant, avec l'intention (qui reste la même) de le monter dés l'appel magique). J'ai constitué un stock d'amigurumi fait maison, lu des tonnes et vu beaucoup de films et documentaires.. Nous avons donné un surnom à notre futur enfant, Kamil@. 

Puis les jours passaient et les 18 mois ont été dépassés. J'ai ralenti la lecture, baisse créative, l'attente se fait plus dure.
Chéri le vit mieux que moi, en apparence, mais cela commence à lui peser sérieusement dernièrement.

À travers les réseaux sociaux, je connais beaucoup de famille espagnole en attente et certaines étant devant nous sur la liste.. Et il semble que cela bouge au compte goûte.. Grâce à eux, et aux différents blogs et groupes, nous avons tissé des liens forts avec quelques familles, qui sont un soutien essentiel pour vivre au mieux l'attente et le post-adoption. Certains sont maintenant des amis avec un grand A.

Selon l'OAA, il y a un bouchon de signature avant nous, qui se solutionnera petit à petit. Nouvelle estimation, appel magique entre 24 et 30 mois après la signature. 
Nous en sommes à 23.. 

Comment je me sens? Nerveuse, anxieuse, mais pleine de rêves de famille, un beau mélange dans cette montagne d'émotions adoptives. J'espère pouvoir vous raconter dans quelques mois / années le chapitre de l'aboutissement de la démarche et le début de notre plus grande aventure, celle de notre famille à 3 (voir plus, qui sait!)

http://looking4ourchild.blogspot.fr/?m=1

lundi 23 novembre 2015

Gérer l'attente...

Il n'y a pas de méthode pour gérer l'attente, seulement quelques conseils qui ont pu aider selon les périodes.

Il est parfois nécessaire de trouver des espaces de parole où on peut discuter de vive voix avec d'autres futurs parents en attente. Il en existe via EFA, via certaines COCA, via certains CG. Cet espace de parole peut aussi être virtuel via le suivi de blogs de couples dans l'attente, de forums sur l'adoption, l'avantage de l'espace virtuel étant pour partie l'anonymat qui peut être sécurisant.

Pendant l'attente, il faut aussi parfois anticiper sur l'attente des autres : la famille, les proches. Là non plus, on ne peut pas faire de généralité : chacun doit trouver ce qui lui permettra de se sentir à l'aise avec le sujet.
Cela peut être d'en parler à la famille immédiate tout en demandant de la discrétion, pouvant alors compter sur ces proches dans les moments les plus longs et difficiles à gérer.
D'autres préféreront garder leur parcours adoptif secret pour ne pas être relancé systématiquement de questions sur cette attente qu'on ne maîtrise pas, pour ne pas avoir à entendre des questions blessantes comme le choix d'adopter un enfant physiquement différent, ou sur l'age potentiel de l'enfant attendu mais subissent alors un isolement de leur famille qui ne participera pas en amont au questionnement.
En parler sans tabou à tous, c'est souvent se heurter à nombre de personnes absolument ignares sur le monde de l'adoption. Il peut s’avérer épuisant de démonter les raccourcis de la société sur l'adoption d'un enfant, mais peut préparer l'arrivée de votre enfant au sein de votre monde social.

Dans l'attente, on se nourrit souvent des expériences des autres, là encore via la lecture de blogs, mais aussi de livres témoignages, de vidéos, de films. On peut se documenter sur les particularités des enfants d'adoptés auprès de professionnels reconnus dans le domaine, psychiatres, pédiatres, psychologues mais aussi quelques philosophes. C'est plus souvent la future maman qui s'y colle... mais certains l'ont compris en amont et proposent aux futurs papas des fiches de synthèse !
Attention aux contextes de ces témoignages et de ces livres : l'Adoptie est un monde en perpétuel mouvement qui peut donc changer de forme très rapidement et rendre certains témoignages déjà obsolètes pour vous.

Certains moments rendront cette recherche de contact ou de témoignages sur le sujet plus compulsive et d'autres vont naturellement vous en éloigner. Parce que la vie va continuer d'avancer, vous entrainant dans des tâches quotidiennes, des instants de vie avec toujours comme arrière pensée... cette attente.

Nala