menu

Affichage des articles dont le libellé est livresparents. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est livresparents. Afficher tous les articles

vendredi 4 octobre 2019

On a lu pour vous 15: Rubiel e(s)t moi

https://drive.google.com/uc?export=view&id=1AcYvOe1ci42tls9gEUeZ5UhY4p1YhpDi

Une nouvelle voix unique. " Si je devais me souvenir d'une chose, d'une seule chose, ce serait la vision des murs gris de l'Orphelinat du Bienestar de Medellin et des portes qui claquaient lorsque nous courions dans les couloirs, le bruit sourd de mes pieds nus sur le parquet de bois délavé et poussiéreux. Oui, d'aussi loin que je me souvienne, la couleur n'existait pas. Je suis né en Colombie, à la fin de l'année 1987, mais je n'ai commencé à vivre qu'en 1991. "

prix jeune mousquetaire 2019


~~~~~~~~~~ 
Nala


Si ce livre parle d’adoption, c’est avant tout un roman écrit avec un ADN. Et un ADN de caractère qui peut prendre pleins de formes tout en restant reconnaissable, on sent que l’auteur aime les mots: je l’imagine en train de les essayer, de les étirer, de les déplacer pour arriver à rendre compte de ses émotions et états d’âmes. C’est donc une vraie plume qui nous embarque avec un rythme qui s’accélère et... Et si vous voulez plus, suivez le sur les réseaux sociaux pour ne pas être en manque!
je ne peux que recommander, et à partir de l'adolescence


mardi 10 septembre 2019

On a lu pour vous 14: la couleur de l’adoption

https://drive.google.com/uc?export=view&id=1hlGhr3SIEN8NLg1xrsuF4begv_J5YMb1

La couleur de l’adoption (LCDA) 
est un projet de livre imprimé qui met en lumière, grâce à des portraits et des textes, 38 personnes adoptées à l’international. Le projet, une première au Québec, nous permet de nous approprier notre narration comme personnes adoptées et d’illustrer comment nous changeons le visage de l’identité québécoise.

Afin de représenter la diversité de l’adoption, La couleur de l’adoption donne la voix à des personnes adoptées de tous âges, de toutes origines, qui résident sur l’ensemble de la province québécoise et qui expriment des sentiments similaires, complémentaires ou opposés concernant l’adoption.

Car nous sommes près de 20 000 personnes adoptées à l’international au Québec

Nous provenons bien sûr de la Chine, de la Corée du Sud et de la Colombie, mais aussi du Kazakhstan, de Madagascar, de la Thaïlande et de l’Ukraine. Certaines personnes adoptées sont retournées dans leur pays d’origine et ont retrouvé leur famille biologique, alors que d’autres ne démontrent aucun intérêt pour leur histoire avant leur adoption. Certains se considèrent québécois, alors que d’autres se définissent comme citoyens du monde. Quelques-uns des adoptés ont un réseau d’amis composés d’autres adoptés alors que certains ont rencontré peu d’adoptés.

Un projet réalisé par des personnes adoptées

Depuis les dernières années, plusieurs journalistes et documentaristes abordent le sujet de l’adoption internationale, permettant de mieux connaitre la réalité des personnes adoptées. Avec La couleur de l’adoption, il s’agit d’une première fois dans la francophonie que des personnes adoptées récoltent les récits d’autres personnes adoptées.

Un projet entièrement réalisé de façon bénévole

L’équipe y investit temps, énergie et argent depuis septembre 2015. Les rencontres hebdomadaires, le site internet, les communications, les contacts avec les participants, les déplacements à travers le Québec, la recherche de financement, la pré-édition des textes, la prise des portraits, et toutes les autres étapes nécessaires pour réaliser le projet, sont actuellement réalisées de façon entièrement bénévole.



~~~~~~~~~~ 
Nala

il s'agit donc d'un recueil de textes de témoignages de personnes adoptées (et pas que des personnes majeures). Je trouve toujours cela très intéressant (et émouvant) de lire les ressentis, à la fois tous différents par leurs histoires mais aussi qui parlent  souvent de cet OMNI (Objet Manquant Non Identifié) dans leurs constructions. Certains ont eu besoin de faire le chemin vers leurs pays et leur famille de naissance, et d'autres expliquent qu'ils n'en ont au contraire pas envie. 
C'est un petit ouvrage qui se lit facilement, chaque témoignage faisant à peu près 2 pages.
Je pense que c'est aussi un ouvrage accessibles aux ado adoptés qui auraient besoin de partager autour de leur adoption.


~~~~~~~~~~

lundi 17 juin 2019

On a lu pour vous 13 : Je m’appelle Léon




Léon, 9 ans, est un garçon courageux. Quand un jour sa mère n’arrive plus à se lever le matin, il s’occupe de son demi-frère Jake. Quand l’assistante sociale emmène les deux garçons chez Maureen au gros ventre et aux bras de boxeur, c’est lui qui sait de quoi le bébé a besoin. Mais quand on lui enlève son frère et qu’on lui dit que chez ses nouveaux parents il n’y a pas de place pour un grand garçon à la peau sombre, c’en est trop.
Heureusement Léon rencontre Tufty, qui est grand et fort, qui fait du vélo comme lui et qui, dans son jardin, lui apprend comment prendre soin d’une petite plante fragile. Mais Léonn’oublie pas sa promesse de retrouver Jake et de réunir les siens comme avant. Le jour où il entend une conversation qui ne lui était pas destinée, il décide de passer à l’action…
Émouvant, dramatique mais aussi jubilatoire, Je m’appelle Léon évoque de façon éloquente la force de l’amour, le lien indéchirable entre frères, et ce qui, en fin de compte, fait une famille.

Nala
C’est un petit roman qu’on glisse dans sa poche, mais qui fait une grande place à l’enfant et  qui m’a beaucoup touchée. J’ai trouvé très juste  d’écrire pour une fois du point de vue de l’enfant dans le contexte de l’enfance délaissée. Ce n’est ni mièvre, ni fleur bleue et pourtant les situations pourraient s’y prêter. Ce ne sont pas des situations de violences physiques mais bien de ce que peut ressentir un enfant devant un monde d’adulte sur lequel il n’a aucune prise. On s’attache vite à Léon grand petit gars qui garde beaucoup de choses pour lui. Ça parle de racisme, de protection sociale, de famille d’accueil, de maladie chronique, et aussi un peu d’adoption. J’aimerai beaucoup connaitre le retour d’adultes ayant vécu des situations similaires, savoir si le ton est juste, je ne sais pas si l’auteur l’a vécu ou s’il s’est inspiré de témoignage pour la rédaction. Je pense que c’est un roman à confier aux enfants qu’à partir de l’adolescence et pas avant, mais que je recommande vraiment aux adultes dans leur réflexion sur le vécu des enfants sous protection institutionnelle.

Mitzie
J'ai beaucoup aimé également, je trouve que l'auteur a su donner un ton très crédible à la voix de ce jeune garçon. On ressent toute l'intensité de ses émotions sans que ça tombe dans le trash, ni dans le trop poétique. Les situations ne sont ni exagérées dans le côté malheur, ni dans le côté fleur bleue. Léon trouve des appuis, qui ont eux-mêmes leurs problématiques, qui sont humains, quoi. L'histoire est dure, mais se finit tout de même sur des notes positives, sans happy end non plus. La mère de naissance est comme elle est, idéalisée mais aussi faible... A lire à lire !

vendredi 3 août 2018

On a lu pour vous 11 : la normalité adoptive de Johanne Lemieux Tome 1






Vous songez à adopter, vous êtes sur le point d'accueillir un enfant par adoption ou vous êtes déjà parent adoptant ? Ce livre vous apportera des réponses et surtout des solutions concrètes pour exercer ce rôle de parent, à la fois semblable et différent de la parentalité biologique. Fondée sur des connaissances scientifiques solides, une longue expérience professionnelle et sur le vécu de milliers de familles adoptives, l'auteure vous offre l'essentiel de son approche éducative et psychosociale : l'adopte-parentalité. L'Adopteparentalité est désormais une collection où l'enfant adopté est au coeur des préoccupations et le parent au coeur des solutions. Dans ce premier ouvrage, vous recevrez les 12 clés essentielles pour vous aider, vous et l'enfant, à connaître, à comprendre et à célébrer sa normalité adoptive.

~~~~~~~~~~
Nala



LE livre que tout le monde vous conseillera d’avoir sur votre table de nuit dès le début de votre chemin en adoptie !
Mme Lemieux est une des personnalités francophones que l’on cite mais aussi qui donne des conférences et des formations sur l’adoption.
Son paradigme est de dire que les enfants adoptés, sont à la fois des enfants « modèle de base » comme les autres mais avec des options en plus, options diverses. Le propos est donc de démocratiser ce que l’on peut considérer comme « normal » pour un enfant adopté, et explique ce qu’est l’attachement.
Il faut reconnaitre que l’ouvrage est accessible, et que les fiches récapitulatives en fin de chapitres pour aider les futurs papas et les papas à se motiver à lire le bouquin « mais que Chéri il faut ABSOLUMENT que tu lises, hein doudou ? tu promets ?! ». De même qu’on y trouve la fameuse « lettre aux grands parents » pour expliquer entre autre combien le cocon nucléaire est nécessaire les premiers temps pour créer le lien d’attachement. Pleins d’allégories pour mieux faire passer des messages importants pour celles et ceux qui l’auront aussi entendu en conférence on les redit avec l’accent québécois qui chante !
J’avoue qu’au départ, avant d’être maman par adoption, vu que tout le monde en parlait je me suis dit « bon ok, je m’y colle ». Ça permet d’avoir des bases de réflexion solide pour la démarche d’agrément.  Mais surtout une fois mes enfants arrivés, j’y retourne,  et je relis les chapitres en rapport avec mes difficultés du moment. Ce n’est plus une projection théorique c’est un couteau suisse qu’on peut retrouver facilement.
Du coup, Johanne si vous me lisez par hasard, sachez que votre livre n’a pas quitté ma table de nuit depuis maintenant 2013 ! Rassurez vous point de poussière, il a des cornes à ces coins parce qu’il a vécu quelques balades, notamment un voyage jusqu’en Chine, comme un doudou pour me rassurer dans mes premiers pas de maman adoptante. Bien sur il ne s’ennuie pas, il loge tout à coté de son petit frère le tome 2…. Que je vous recommande aussi ;)

samedi 1 juillet 2017

On a lu pour vous 5 : L'adoption, de Zidrou et Monin

  
~~~~~~~~~~

Tartine   

Lorsqu'une orpheline péruvienne est adoptée par une famille française, la vie de tous est chamboulée. Gabriel va devoir apprendre à être grand-père, lui qui n'a jamais pris le temps d'être père. Les deux personnages vont peu à peu nouer des liens que même le vieux bourru était loin d'imaginer... 


 

Une bande dessinée en deux volumes, délicate et pleine de tendresse, d'humanité, d'amour et d'humour, au graphisme magnifique et doux, porté par des personnages ultra attachants. Je ne vous en raconte pas davantage... Le tome 2 a été publié le 31 mai dernier chez Bamboo. Normalement, vous aussi allez craquer pour Gabriel et Qinaya, si ce n'est pas déjà fait...


L'adoption, par Zidrou et Monin, publié chez Bamboo, collection Grand Angle
En 2 tomes : tome 1-Qinaya, tome 2-La Garua

lundi 25 juillet 2016

On a lu pour vous 2 : Messages de mères inconnues

Une fois de plus, Xinran nous emmène au coeur de la vie des femmes chinoises étudiantes, femmes d affaires, sages-femmes, paysannes toutes hantées par des souvenirs qui ont marqué leur vie d'une empreinte indélébile. Que ce soit à cause de la politique de l enfant unique, de traditions séculaires destructrices ou de terribles nécessités économiques, des femmes ont été contraintes de donner leurs filles en adoption, d'autres ont dû les abandonner dans la rue, aux portes des hôpitaux, dans les orphelinats ou sur des quais de gare , à d'autres encore, on a enlevé leurs petites filles à peine nées pour les noyer. Ces récits, Xinran n avait jusqu à présent jamais pu se résoudre à les rapporter ils étaient trop douloureux et la touchaient de trop près. À toutes les petites Chinoises qui ont été adoptées à l étranger, ce livre adresse un message poignant, pour leur montrer ce que leurs mères ont réellement vécu et pour leur dire qu elles ont été aimées et ne seront jamais oubliées.


~~~~~~~~~~
Nala

j'ai été extremement touchée par cette lecture. Nous femmes d'Occident, n'avons probablement pas toujours la notion de l'absence de choix pour les femmes devenues mères qui existe dans d'autres sociétés. Le poids des traditions, la politique de l'enfant unique, la place de la belle mère dans une vie de femme chinoise, sont des obstacles à ce choix de garder ou non un enfant. Reste t il d'ailleurs le choix, le libre arbitre? Il faut apporter certes la précision que ce recueil de témoignages datent des années 90, mais j'ai eu l'impression d'effleurer ce que ces mères ont pu vivre et c'était douloureux. En temps que maman adoptive, en tant que maman adoptive d'une petite fille née en Chine, j'ai pu trouver des apports précieux à ce que je pourrai dire à ma fille d'une partie de son histoire: qu'on ne sait pas les raisons qui ont conduit à un abandon, qu'on ne peut juger ce qu'on ne connait pas, que l'enfant n'est pas responsable de choix qui le dépasse.
Attention le récit est parfois assez violent, je pense qu'il n'ait pas à faire lire trop jeunes à des enfants adoptés.

Et vous qu'en avez vous penser?
~~~~~~~~~~
Del 

Pour ma part, plus que touchée. Bouleversée. J'ai dû le lire en plusieurs fois...

Cette lecture m'a ouvert les yeux et m'a fait ressentir une très forte empathie envers les mères (et pères) de naissance de mes filles adoptées. Un sentiment d'injustice et d'impuissance. L'envie de pouvoir leur dire ce que leurs filles deviennent et de les rassurer.

Même si ce livre relate spécifiquement les causes des abandons et infanticides en Chine, je l'ai trouvé assez universel de part les témoignages des mères, leur sentiment de manque, leurs regrets, leur impuissance face au poids de la tradition et de l'honneur familial. En le lisant j'ai autant pensé à la mère de ma fille d'Ethiopie qu'à la mère de ma fille de Chine (et à leurs pères aussi, d'ailleurs).

En effet c'est un livre violent, très fort, et je ne le conseille pas du tout aux enfants, même pour les adolescents ça me paraît dur - à plus forte raison pour des adolescents adoptés...

mardi 14 juin 2016

On a lu pour vous 1 : La route sombre

La Route sombre, de Ma Jian 



La province du Hubei, en Chine, dans les années 1990. Meili est une jeune paysanne mariée à Kongzi, l’instituteur du village, lointain descendant de Confucius. Ensemble, ils ont une fille, mais Kongzi, qui veut à tout prix un fils pour poursuivre la lignée de sa célèbre famille, met à nouveau Meili enceinte, sans attendre la permission légale. Commence alors pour Meili un enfer où elle se voit contrainte de fuir avec son mari et sa fille dans une longue cavale vers le Sud, fuyant les foudres du planning familial…

Roman interdit en Chine (Ma Jian a quitté son pays au milieu des années 1980), « La Route sombre » est une lecture belle, mais dérangeante, inconfortable et parfois insoutenable. La tragédie de Meili, qui va aller de déchéances en humiliations, de violences physiques en violences psychiques -obligée aussi de résister aux assauts de son mari, obsédé par l'idée d'une descendance masculine- est le portrait d'une femme parmi d'autres, victimes de la barbarie et de l'absurdité des hommes et de leurs lois.

Ma Jian décrit sans concession le calvaire de Meili et de nombreux autres personnages qui semblent parfois en plein rêve (ou plutôt en plein cauchemar) éveillé. Tout en distillant, à travers le personnage de la jeune femme -elle qui aspire à être une femme et pas juste une « porteuse »- l'espoir d'une autre vie.

Roman sur les conséquences de la politique de l'enfant unique, « La Route sombre » est une lecture qui prend à la gorge.



Par « l’une des voix les plus importantes et les plus courageuses de la littérature chinoise contemporaine » (Gao Xingjian)