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jeudi 8 novembre 2018

une attente 4


Dans cette rubrique, nous vous proposons de retrouver régulièrement le témoignage d'une maman ou d'un papa encore dans l'attente de son(ses) enfant(s)... 


Votre profil ? 

Nous sommes âgés de 39 ans tous les deux, en couple hétérosexuel depuis 10 ans, et mariés depuis juin 2016. Nous n'avons pas encore d'enfant, mais sommes en pleine grossesse adoptive ;-).

Nous avons souhaité fonder une famille dès 2010. Je suis d'ailleurs tombée enceinte très vite, grossesse qui s'est terminée 3 mois plus tard... Je ne savais pas alors que ce serait mon unique grossesse biologique!

Et puis... les mois passent, sans que rien ne se passe. Ensuite, il y a eu la PMA, pendant plusieurs années... et puis un jour, nous avons dit stop à ces démarches médicales intrusives et à ce qu'engendraient les traitements pour ma santé.

Depuis quand avez vous le projet d'adopter ? quel a été votre cheminement vers l'adoption ?

Le jour même où nous avons pris la décision d'arrêter la PMA, nous avons étudié les voies qui s'offraient à nous. La parentalité fait partie de nos projets de vie, il était hors de question d'y renoncer.

Une fois passé le cap du deuil de la grossesse biologique, l'adoption a été très vite une évidence pour nous!

Nous avons tous deux des compositions familiales atypiques qui nous ont très tôt confrontés aux questions de ce qui fait une famille, un parent, et de la place ou pas de la transmission génétique dans tout ça (j'ai une sœur issue de PMA avec don avec qui je n'ai aucun gène en commun, le frère de mon mari a été élevé par un père "adoptif", qui n'était pas son géniteur... pour ne parler que d'eux !)


Votre projet ?

Nous avons un agrément pour un enfant de moins de 4 ans, de sexe indifférent, toute ethnie, et pouvant présenter des particularités légères et /ou curables.

Pour l'âge, nous avons observé les enfants de notre entourage, avec comme question : pourrions nous nous sentir parents d'un enfant de tel âge?

Concernant les particularités, nous avons rencontré un pédiatre spécialisé, de la COCA, qui nous a expliqué une masse de pathologies, leur prise en charge, leurs séquelles... une fois munis de ces infos, nous avons réfléchi chacun de notre côté, nous étant mis d'accord : pour nous, il fallait que les deux puissent se sentir parents de notre enfant, et donc si l'un s'opposait à une pathologie, il n'y avait pas de discussion. Bon, j'avoue, ça ne nous a pas empêchés de tenter d'argumenter ;-). Mais au final, nous sommes tous les deux pleinement d'accord avec les limites de notre projet.

Quelles démarches post-agrément ?

Nous avons obtenu l'agrément en septembre 2017.


Le Conseil Départemental nous avait bien dit que nous avions le profil idéal pour un nourrisson pupille de l'état, nous avons donc fait le choix d'attendre un an ou deux, pour voir si cela pouvait aboutir... et puis, les coûts d'une procédure à l'international nous faisaient peur, nous avions encore besoin d'évoluer sur cet aspect.

Et puis nous avons rencontré des parents, qui avaient adopté un an auparavant en Thaïlande. En entendant leur parcours, nous avons pris conscience de la difficulté d'être acceptés par un OAA, et du délai possible avant de voir s'entrouvrir une porte...

Fin novembre 2017, nous avons envoyé des courriers aux OAA agréés de notre département, presque tous, ayant écarté uniquement ceux qui ne travaillaient que dans les pays où les enfants adoptables étaient grands.

4 jours plus tard, à notre immense surprise, nous recevions un courrier d'amorce de rencontre avec un OAA - d'ailleurs nous n'avions pas compris, et nous avons fait la gueule tout le week-end, croyant qu'il s'agissait d'une arnaque, puisqu'ils ont eu la bonne idée de joindre l'échéancier des frais à cette première réponse!

Au final, 4 OAA nous ont répondu qu'ils souhaitaient nous rencontrer. Nous en avons écarté 2, qui travaillaient avec le même pays, car nous n'étions pas à l'aise avec les procédures d'adoption là-bas, notamment les délais entre l'apparentement, la rencontre et le retour à la maison.

On a tout misé sur le Vietnam! Les 2 OAA rencontrés nous ont donné leur réponse définitive la même semaine, après diverses étapes de rencontres. Nous avons eu le luxe de choisir par affinités :-)

Aujourd'hui, nous avons l'agrément depuis 14 mois, et un dossier au Vietnam depuis 6 mois. Nous sommes en attente du coup de fil de la rue d'à côté, ou du pays là-bas, qui fera de nous des parents.

Comment occupez-vous et gérez-vous l'attente ? 

Nous essayons de nous rappeler qu'il y a autre chose à vivre, et notamment nos derniers mois en tant que couple sans enfant... mais on y pense tout le temps. Notre enfant n'est pas là, mais il est déjà beaucoup dans nos têtes, et il se fraie un chemin dans nos cœurs...


Je suis en pleine grossesse, mais je ne peux pas sentir bouger mon petit, et j'attends l'échographie :-). Alors je guette des signes, qui me font dire que notre petit me fait coucou! Mon signe le plus absurde c'est d'avoir trouvé le Vietnam sur une bouteille de bière ;-)

J'ai l'impression, au fil des mois, que l'attente se fait plus physique, je sens un vide qui a besoin de se remplir par de la nourriture adoptive.

Alors nous assistons aux réunions EFA, notre OAA nous propose pas mal de formations (déjà 3 entre mars et novembre).
Et puis nous regardons des films, lisons des livres, rencontrons des gens en vrai ou virtuellement... Et nous témoignons!

Quel est votre vécu, vis à vis de vos proches, de cette attente ?

Nos proches sont tous très impatients, nous en profitons pour les préparer aux spécificités adoptives, notamment dans les premiers contacts. Pour l'instant ils sont à fond dans la compréhension, mais je parie qu'ils vont jeter leurs bonnes résolutions aux orties dès que notre enfant pointera le bout de son nez, et que nous devrons les éloigner avec des fourches et des piques! Même nos neveux et nièces nous demandent des nouvelles "du cousin".


crédit photo Cœur adoption


mardi 27 octobre 2015

Chercher un chemin

Vous avez enfin obtenu le précieux sésame, vous avez passé avec succès le 1er niveau de ce voyage en Adoptie : vous avez reçu votre agrément !
Maintenant c'est un peu la panique... Parce qu'il n'y a plus de rendez-vous pour rythmer votre projet, c'est un peu le saut dans le vide.

Une fois l'agrément obtenu, plusieurs voies sont possibles :

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I - Adopter en France

1) Conseils Généraux

Si votre projet est d'adopter un enfant jeune et sans problème de santé, il vous faut vérifier auprès de votre Conseil Général si vous êtes éligibles pour l'adoption d'un enfant pupille de l'Etat. En effet, chaque département impose ses propres critères. La grande majorité ne sélectionnera que les couples hétéros mariés, sans enfant au foyer, et avec une limite d'âge à ne pas dépasser (35 ans, 40 ans...). Ces critères sont souvent annoncés dès le début de la démarche d'agrément, lors de la réunion d'information.
Dans la plupart des départements, les dossiers des postulants passent en Conseil de Famille par ordre chronologique. Lors d'un Conseil de Famille réuni pour choisir des parents pour un pupille adoptable, les membres doivent alors choisir, souvent parmi 3 couples postulants, celui qui semble le plus adapté à l'enfant. Les postulants sont choisis sur dossier, d'où l'importance des rapports psychologique et social qui ont été rédigés pour l'agrément... Et également, l'importance de garder contact avec l'ASE, d'être acteur de son projet, de participer aux réunions que proposent votre ASE et les associations (EFA notamment).
L'agrément ayant une valeur nationale, il est possible de contacter d'autres départements pour y déposer une candidature. Toutefois, pour un projet "restreint", c'est inutile : tous les Conseils Généraux ont bien plus de dossiers de postulants que de pupilles adoptables...

Dans le cas de projets tournés vers des enfants à besoins spécifiques, certains Conseils Généraux peuvent lancer des appels aux autres départements ou accepter des candidatures spontanées de personnes agrémentées dans un autre département. Ils peuvent également faire part de ces recherches à des OAA oeuvrant en France, ou à des associations spécifiques.

2) OAA

Quelques OAAs en France peuvent proposer des enfants pupilles de l'Etat. Ils sont habilités à aider les femmes avant et après la naissance dans leur choix de confier leurs enfants, de prendre en charge ces enfants et de leur trouver une famille.
Certains se sont "spécialisés" dans l'adoption d'enfants à besoins spécifiques, notamment porteurs d'une trisomie 21.
→ Site de la FFOAA : liste des OAA habilités à confier des enfants nés en France : lien

3) ERF, ORCA et ORCAN

→ ERF : Enfants en Recherche de Famille : lien
→ ORCA : Organisation Régionale de Concertation sur l'Adoption : lien
→ ORCAN : Organisation Régionale de Concertation sur l'Adoption en Normandie : lien
Ce ne sont pas des OAA mais des organismes qui s'efforcent de trouver des parents à des enfants pupilles ayant des particularités importantes : enfants grands, fratries, particularités médicales.

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II - Adopter à l'étranger

1) OAA

OAA = Organisme Autorisé pour l'Adoption
Les OAA sont des associations privées, fondées, pour un grand nombre d'entre elles, par des parents adoptifs soucieux de trouver des familles aux enfants recueillis dans les orphelinats qu'ils ont croisés dans leurs parcours.
→ Liste des OAA : lien
Chaque OAA est autorisé à exercer dans certains départements, et habilité pour certains pays d'origine.

Une fois l'agrément obtenu, les postulants peuvent envoyer leur candidature aux OAA : lettre de motivation explicitant le projet (ouverture), copie de l'agrément et de la notice, copie des rapports, photos... N'hésitez pas à chercher des informations sur chaque OAA avant d'envoyer votre candidature : visitez leur site (certains y précisent les documents nécessaires pour une candidature), passez-leur un coup de fil, discutez avec des adoptants qui sont passés par eux récemment...
Ce sont les OAA qui choisissent les candidats qu'ils acceptent d'accompagner. Les élus sont rares et concernent, de plus en plus souvent, des postulants ayant un projet ouvert.
Chaque OAA a son mode de fonctionnement propre : réunion d'information, questionnaire relatif au profil et au projet des candidats, rencontre avec une famille référente, entretien avec un psychologue, ...
En cas de refus, certains OAA justifieront, d'autres non. Il est parfois nécessaire de relancer plusieurs fois les OAA pour avoir un entretien ou une demande de renseignement complémentaire. Ce n'est qu'une fois le Protocole de Mise en Relation (PMR) signé que l'acceptation par l'OAA est définitive... Mais rien ne peut garantir avec certitude l'issue de la procédure à ce stade.

A noter que plusieurs OAA peuvent vous accompagner pour un projet d'enfants à besoins spécifiques et participer à des procédures dites en flux inversé : une pré-proposition est faite aux postulants avant l'envoi de leur dossier dans le pays d'origine.

2) AFA

AFA = Agence Française de l'Adoption
C'est une agence publique ayant pour mission d'aider et d'accompagner des candidats dans leurs projets d'adoption.
→ lien
Contrairement aux OAA, l'AFA ne peut sélectionner les candidatures que selon les critères imposés par les pays d'origine.

Pour un projet d'enfant jeune et en bonne santé, la plupart des pays fonctionnent par quota : ils lancent des appels à candidatures sur des temps données, par l'intermédiaire de l'AFA. Il faut donc surveiller le site de l'AFA, et, lors d'un "appel à dossier", préparer les documents demandés et les envoyer à la date indiquée... et espérer figurer parmi les élus.

Pour un projet d'enfants à besoins spécifiques, plusieurs pistes sont possibles : certains pays acceptent les dépôts de dossier (uniquement pour des enfants grands ou porteurs de pathologies importantes) ; d'autres fonctionnent en flux inversé : l'AFA pourra proposer un dossier d'enfant aux postulants en tout-début de démarches, et si les postulants acceptent cette proposition, ils doivent alors envoyer leur dossier dans le pays d'origine de l'enfant.

3) démarche individuelle

Démarche individuelle = procédure non accompagnée par un opérateur privé ou public.
Peu de pays l'acceptent encore, du fait de la ratification de la Convention de la Haye.
Il s'agit de trouver un contact au sein d'un pays : un avocat, un responsable d'orphelinat, un intermédiaire, pour réaliser une démarche dans le pays. Il est conseillé de contacter des adoptants ayant pu aboutir récemment dans le pays avant de commencer toute démarche.
→ La liste des pays encore ouverts à l'adoption internationale est disponible sur le site de la Mission Adoption Internationale : lien. A vous de les consulter pour vérifier quels pays sont encore accessibles en démarche individuelle...

Cas particuliers :

Polynésie Française : la "circulation d'enfants", appelée fa’a’amu, est une pratique culturelle de cette Collectivité d'Outre-Mer.
Il est possible qu'un couple de métropolitains soit choisi par une femme enceinte désireuse de leur donner son bébé. Ainsi, le bébé peut être accueilli dès sa naissance. D'abord dans le cadre d'une délégation d'autorité parentale pendant 2 ans, puis, si cela est confirmé par les parents biologiques, cet accueil pourra se transformer en adoption.
→ lien

Maroc et Algérie : Les pays de droit coranique ne permettent pas l'adoption telle que la France l'entend, c'est à dire la création d'un lien de filiation. Il existe un "recueil légal", appelé Kafala, assimilé à une tutelle.
La MAI refuse de délivrer des visas "adoption" pour les enfants recueillis par Kafala. En revanche, un enfant accueilli en France depuis 5 ans peut demander la nationalité française, et ensuite être adopté au sens du droit français.
Certains départements sont particulièrement réticents à accorder des agréments aux candidats qui ont l'intention d'accueillir un enfant par ce biais.
→ Site de l'APAERK (Association de Parents Adoptifs d'Enfants Recueillis par Kafala) : lien


mardi 22 septembre 2015

L'agrément : les étapes

Un billet technique, pour aborder les démarches d'agrément.

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1. Premier contact
Ecrire une lettre simple, demandant un agrément pour l’adoption d’un enfant auprès de son conseil général, l’envoi en lettre simple suffit.

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2. Réunion d'information, dossier et évaluations
En retour, vous recevrez une convocation à une réunion d’information au cours de laquelle vous sera remis un dossier à remplir avec compléments d’informations (extrait de casier judiciaire, certificat médical, avis d’imposition, etc.) pour valider cette demande d’agrément. Certains CG ont des dossiers téléchargeables sur leur site Internet, et certains CG enfin l’envoient après la réunion. A cette réunion, une feuille de présence sera à signer.

Le dossier est à renvoyer en recommandé avec AR, la date de réception faisant foi pour le début de la procédure. A partir de cette date, normalement le CG a neuf mois pour instruire votre demande, avec au moins deux évaluations : une évaluation sociale et une évaluation psychologique.

2.1. L’évaluation psychologique :
Chaque CG a un fonctionnement propre, l’évaluation psychologique peut être réalisée par un psychiatre assermenté, par un psychologue du département de l’ASE ou par un psychologue assermenté.
Les couples sont en général reçus ensemble et parfois séparément. S’il y a des enfants au foyer, la personne peut demander à les évaluer.

Les entretiens aborderont :
- La construction de la famille
- L’histoire de chaque parent, leur enfance notamment
- Le désir d’enfant : comment en est-on arrivé à penser à l’adoption (deuil d’un enfant, stérilité, couples déjà parents souhaitant accueillir un enfant par adoption, etc.)
- Le deuil de l’enfant biologique
- La préparation à l’accueil d’un enfant et leur préparation à la parentalité adoptive
- Leurs capacités psychologiques à aborder les possibles problèmes spécifiques à l’adoption d’un enfant adopté, troubles de l’attachement, adolescence difficile, questions sur leurs origines, ...
- L’aide potentielle de l’entourage ou de professionnels en cas de besoin

2.2. L’évaluation sociale :
Elle sera réalisée par des travailleurs sociaux du CG qui ont en général une formation d’assistant social ou d'éducateur spécialisé.

Les entretiens porteront sur :
- La construction de la famille, si couples, mariage ou vie maritale,
- Les finances du foyer pour savoir si cela peut couvrir les besoins d’un enfant
- le logement de la famille pour savoir si celui-ci est adéquat à l’accueil d’un enfant
- L’histoire familiale, personnelle et professionnelle de chaque membre du foyer,
- La préparation à la parentalité adoptive,
- Les possibilités de présence des parents après l’arrivée de l’enfant au foyer : congé parental, diminution du temps de travail, etc.
-le projet d’adoption en lui-même (âge, fratrie ou non, ouvertures diverses ethnie particularités médicales…)

2.3. Les rapports :
A l’issue de ces entretiens sont rédigés des rapports qui seront relus avant le passage en commission par les candidats à l’agrément. Généralement on est convoqué pour lire les rapports ou on nous informe par courrier de téléphoner pour prendre un rendez-vous pour aller les lire au CG. Ce point est essentiel. Lors de cette dernière relecture, les futurs parents peuvent ajouter des précisions, voire reprendre un propos qu’ils trouvent mal retranscrit.
Le travailleur social et le psychologue concluent leurs rapports respectifs par un avis favorable, défavorable ou réservés (par exemple pour demande de complément de bilan) à la demande du ou des postulants.

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3. Le passage en commission
La commission peut se réunir de façon fixe tous les mois dans certains départements et de façon plus ponctuelle dans de petits départements. Les membres de la commission d'agrément émettent un avis concernant la demande des postulants, en fonction des rapports lus en commission, et c'est le président du Conseil Général qui accorde ou non l’agrément.
Les personnes sollicitant l’agrément peuvent être présentes et s’exprimer lors de cette commission. A noter que des rapports défavorables ne conduisent pas obligatoirement à un refus d’agrément mais sont très difficiles à utiliser ensuite, notamment en cas de projet d’adoption internationale.
Il est possible, à cette étape, de demander à ne pas passer en commission si les rapports sont négatifs et/ou ne représentent pas les propos tenus en entretien et ne reflètent pas votre projet. Dans ce cas vous pouvez demander à être réévalués par d’autres personnes (psy, et/ou AS).
Il est conseillé de ne pas passer en commission en cas de rapports négatifs mais de demander une réévaluation du projet, pour ne pas risquer un agrément inutilisable ou ne pas risquer un refus.

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4. L’agrément
La réponse de cette commission est transmise selon les CG par courrier en recommandé avec AR au demandeur ou en lettre simple.

l’agrément comporte une notice précisant les conditions d’application de cet agrément :
- nombre d'enfants
- tranche d'âge : « Enfant de tel âge à tel âge » ou « Enfant né avant le … » ou « de moins de X ans »
- origine : « pupille de l'Etat ou d'origine étrangère », pour les candidats les plus ouverts
- besoins spécifiques

En cas de refus d’agrément, une nouvelle demande pourra être effectuée en France, 30 mois plus tard.
Il est toutefois possible de déposer une demande de recours gracieux auprès du président du Conseil Général, ou une demande de recours contentieux auprès d'un juge

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5. Quelques précisions

5.1. Les particularités de santé :
Aujourd’hui, nombre de postulants s’ouvrent à des enfants dits "à particularités", qu’il s’agisse de particularités médicales, d’un âge avancé ou avec une histoire lourde.
Cette ouverture doit être précisée pour certains pays de façon claire dans la notice. Attention toutefois à ne pas libeller une notice trop fermée. Par exemple « enfant de moins de 3 ans avec particularité physique » alors qu’on est ouvert aux hépatites. Les pays d’origine des enfants peuvent prendre au mot les notices et refuser l’apparentement de certains dossiers.

5.2. La préparation à la parentalité adoptive :
Cette préparation est propre à chacun mais doit témoigner d’un investissement de la part du/des postulants que ce soit par des lectures, des visionnages de films et documentaires, des rencontres d’adoptants, de parents adoptifs et d’enfants adoptés.

5.3. Quelques liens utiles :
- adoption.gouv.fr : les étapes de ma demande
- le site d'EFA = Enfance et Familles d'Adoption

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jeudi 17 septembre 2015

La belle aventure

Voilà, nous nous sommes décidés. Décidés à plonger dans l’aventure. Et c’est là que tout commence, dans une salle du conseil général. Il y a des couples, des femmes ou hommes célibataires, des mariés, des concubins, etc. Et parmi tous ces gens, il y a nous. Notre parcours PMA a été aussi rapide qu’un soufflé qui dégonfle en sortant du four. Souvent, on se retrouve ici après (ou pendant) un parcours PMA chaotique, parfois c’est vécu comme étant l’ultime chance de devenir parents, etc. Parfois, l’envie d’adopter arrive après une parentalité biologique. Bref, il y a autant de raisons que de postulants. Un seul désir nous réunit aujourd’hui : fonder ou agrandir sa famille par le biais de l’adoption.

Avant tout, cette réunion a une saveur particulière, celle de l’excitation. Un drôle de sentiment qui parfois chavire en cours de réunion. Il est vrai que les professionnels de la protection de l’enfance, les représentants d’OAA, la présidente d’EFA départemental ont des propos désolants et ils en sont tous désolés : le paysage de l’adoption a beaucoup changé en très peu de temps et il devient de plus en plus difficile d’adopter un enfant. Les chiffres tombent : même pas mille adoptions en 2014… Et environ 30000 agréments en cours. Le calcul est vite fait. Les plus motivés restent, quelques uns abandonnent déjà et quittent la salle en fixant leurs pieds.
Puis viennent les critères. Chaque conseil général applique ses propres règles : pour adopter un pupille de l’Etat, il faut avoir 28 ans minimum et ne pas dépasser la quarantaine bien souvent au moment de l’apparentement. Et les délais s’allongent. Dans la salle, les plus jeunes sont soulagés car après calcul, ils savent qu’ils n’auront pas atteint l’âge maximal limite le jour J. Les plus âgés font déjà une croix sur la piste pupilles. A l’international pourtant, la situation n’est pas folichonne. Souvent, les pays demandent à ce que la différence d’âge entre l’enfant et les parents n’excède pas 40 ans. Des pays ferment leurs portes, d’autres s’ouvrent timidement pour des enfants dits à particularité et/ou grands. Comme la plupart des pays aujourd’hui.
On nous parle également des OAA, de l’adoption en individuel (fortement déconseillée), des particularités présentes dans certaines parties du globe (le SAF dans les pays de l’Est, les fentes labio-palatines et pathologies cardiaques dans les pays asiatiques, etc.). Nous sommes encore nombreux à écouter ce constat mais nous restons. Parce que notre désir est plus fort que tout. Les montagnes, nous les gravirons tant bien que mal et nous ferons notre maximum, en ayant toujours en tête que notre projet de couple, projet de vie, peut ne jamais aboutir.

Tic, tac. Tic, tac. « Entends comme les secondes s’écoulent. Ce sont les secondes qui nous rapprochent de notre enfant » me glisse mon grand amour au creux de l’oreille. C’est main dans la main avec le dossier sous le bras que nous repartons, pressés et confiants.

Bienvenue en Adoptie !

Mam'